3 vérités rassurantes pour les jeunes mamans fatiguées !

Honnêtement, quand je repense aux premières semaines avec choukette,  « fatigue » est un des premiers mots qui me vient à l’esprit.

Bien entendu, je me rappelle que je ne pouvais pas m’arrêter de sourire en la regardant (ou de pleurer, merci les hormones 😊 ) ,  que je fondais littéralement dès qu’elle bougeait le petit doigt et que chaque grimace me fendait le cœur.

Mais la fatigue… elle prend forcément une place ingérable à un moment, c’est comme ça. Toutes les mamans avec qui j’en ai parlé autour de moi ont connu ça : la fatigue nous a fait craquer à un moment ou un autre. De quoi se déculpabiliser !

1. Dormir en même temps que bébé : plus facile à dire qu’à faire !

J’ai lu des centaines de fois ce conseil, que je n’arrive toujours pas à appliquer 1 an plus tard. Une fois que choukette dort, je trouve toujours le moyen de mettre un peu d’ordre, faire une machine, manger un bout, prendre une douche, regarder ce qu’il se passe sur Facebook, répondre aux textos (appels, emails, pigeons voyageurs) de maman et mamies pour donner des nouvelles, continuer ce fichu bouquin que j’ai commencé il y a des lustres  et … aïe !

Choukette se réveille systématiquement avant que je n’ai eu le temps de faire un somme. Plus petite, elle faisait des siestes de 30 min toutes les heures, un vrai marathon si on veut pouvoir se reposer. Donc pour celles qui ont réussi, je veux bien votre recette magique dans les commentaires !

2. Demander de l’aide, encore faut-il accepter d’en avoir besoin !

Pour les sacrés caractères comme moi, il faut un moment avant d’accepter de l’aide, même très gentiment proposée. Alors ne parlons pas d’en demander.

Quand belle maman, maman ou mamie me proposaient de garder choukette, j’avais l’impression que dire oui aurait été un aveu d’échec et que cette proposition était un affront à ma capacité à être une bonne maman. Et aussi une façon de donner raison  aux « tu verras« …GRRRR!

Avec le recul, je me dis que c’est une réaction un peu bête, motivée par l’orgueil et/ou l’envie de bien faire toute seule. Bien que je ne sois pas sûre d’accepter facilement pour un éventuel n°2, je me dis maintenant que je proposerais moi même volontier mon aide à une jeune maman de mon entourage. Parce que c’est vrai qu’accepter l’aide qu’on nous propose permet de souffler un peu ! Donc pour les première fois, on sert les dents en disant « oui, je veux bien » avec le sourire et on va faire une sieste bien méritée 😉

3. Bienvenue dans la réalité : bébé n’est pas parfait !

Pendant 9 mois, j’ai rêvé de mon congé maternité, imaginant chanter de douces comptines à ma choukette qui dormirait calmement dans mes bras et afficherait un sourire béa sur son petit visage d’ange. Je me voyais aussi  donner le sein lovée au chaud dans mon lit, sous un rayon de soleil passant par la fenêtre ou donner le bain sereinement avec papa. C’est beau n’est pas ? Dans cette vue fantasmée , pas de fatigue, pas de couches, pas de coliques, pas de muguet récalcitrant, pas de mouche bébé, pas de pleurs sans fin…

Bonjour réalité ! La vérité c’est que choukette avait mal au ventre et pleurait souvent et que je ne comprenais souvent pas pourquoi, qu’elle avait du mal à manger plus de 10 min sans dormir mais avait également du mal à dormir plus de 30 min d’affilée en journée, que je n’ai jamais réussi à donner le sein dans mon lit car je n’y étais pas à l’aise, que le bain n’a pas toujours été simple, qu’il a fallu compter les couches de pipi, les tétés, les heures entre les tétés … autant de logistique et de petits tracas qui ne figuraient pas dans ma vision idyllique de la maternité !

Pour conclure, ceci n’a aucunement pour but de plaindre qui que ce soit ou de minimiser le bonheur immense que représente une naissance, mais simplement de rassurer les jeunes mamans qui s’apprêtent à vivre ou vivent déjà cela : vous n’êtes pas seules 😘